Faux la Montagne, Creuse, Limousin

Alerte emplois associatifs !

Ce vendredi 3 juillet, les élus régionaux de Nouvelle-Aquitaine se sont réunis en séance plénière à Bordeaux. Devait être abordé le sujet des emplois associatifs dont bénéficient de nombreuses structures associatives sur le territoire. Pour notre commune, ce sont 3 emplois qui devraient disparaître en 2021. Se pose ici la question de la notion d'”utilité sociale” et de l’importance de ces missions d’intérêt général que remplissent ces acteurs associatifs qui souvent prennent le relai des services publics. Voici le courrier que j’ai envoyé aux conseillers et conseillères régionaux en leur demandant de soutenir et de ne pas laisser tomber ce dispositif qui avait été mis en place par l’ancienne région limousin. Ce matin, les élu.es devaient voter la prolongation de l’aide de la région mais pour la suite beaucoup d’emplois rentreront dans les fonds sectoriels. Cela veut dire que les associations seront considérées comme des entreprises et devront aller à la pêche aux aides selon leur secteur d’activité. Ces aides existeront ou pas, en fonction des décisions des élus de soutenir tel ou tel domaine, ou de l’air du temps. Fini la prise en compte des actions transversales qui caractérisent le monde associatif et qui font sa force et son maillage. Pour exemple, les crédits sectoriels régionaux forêt, il y a quelques temps, proposaient des aides pour la plantation des peupliers, ce qui n’est absolument pas adapté au Limousin, et les peuplements diversifiés ne pouvaient pas être aidés ! Mais peut-être faudrait-il créer des fonds sectoriels globaux ! Nous devons rester très vigilants et défendre le tissu associatif qui irrigue et fait lien avec toutes les autres activités économiques locales.

Vous pourrez également lire le document intitulé : Zoom sur les associations de la Montagne limousine qui décrit la place des associations dans le paysage local, ce qu’elles apportent au territoire, comment cela se traduit en termes économiques et qui sont les gens qui y travaillent ?

Catherine MOULIN

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