Les communes de Faux-la-Montagne, La Villedieu, Gentioux-Pigerolles et Saint Martin-Château ont souhaité prendre part au projet de partenariat de Coopération Décentralisée avec la commune ukrainienne de Khust et plus précisément le village de Nijnié Selitché – autour de l’accès à l’eau dans le village.
Le projet vise premièrement à garantir un accès durable à l’eau potable des habitants de Nijnié Sélitché, en réduisant les risques sanitaires liés à la pollution des puits existants.L’eau y est contaminée par les effluents de surface et se raréfie en raison des changements climatiques. Deuxièmement, améliorer les infrastructures de distribution d’eau et mettre en place un système d’assainissement adapté aux besoins locaux.
Coopérer avec un village d’Ukraine ? mais c’est la guerre là bas.
La commune de Khust est située à l’Ouest du pays. Elle fait face aux conséquences indirectes de la guerre avec l’arrivée de populations déplacées. Ce projet de coopération répond d’abord à une problématique : l’accès à l’eau qui existait avant la guerre, mais cette dernière a renforcé cet enjeu suite à l’arrivée de nouvelles populations.
Concrètement, de quoi il s’agit ?
Il s’agit de participer au financement des études études préalables à la réalisation de travaux (dimensionnement, assistance à maîtrise d’ouvrage, mise en place de marchés, recherche de financements). Ce premier lien, nous donnera l’occasion de rencontres entre nos territoires, de partager nos expériences communes. Nous comptons préparer ces rencontres par l’organisation de différents événements et travailler sur les thématiques qui nous sont communes autour de l’eau & l’assainissement, bien sûr mais aussi l’agriculture, la forêt, la formation etc.
Quels sont les liens, comment cela est arrivé ?
La mise en relation s’est fait notamment par une association locale L’ « Association Transcarpatienne pour le Développement Local » (ATDL) à l’origine du projet, qui existe depuis 1997 et a déjà réalisé une adduction potable pour le village de Nijnié Sélichtché en 2000. ATDL est, elle même en lien avec un réseau d’experts « Experts solidaires » qui s’est constitué suite au constat que l’expertise est insuffisamment partagée, trop dépendante de mécanismes de financement du développement où la solidarité et l’entraide n’ont plus leur place.
Quels échéances ?
Les moyens d’appui sur ce projet sont limités pour les communes creusoises. A ce jour, il a été décidé une contribution au projet à hauteur total de 7 000 € des communes de Creuse (répartition par nombre d’habitants) sur une opération qui s’élève à 70 000 €.
Dans cette perspective, un dossier a été déposé le 16 mai dernier, auprès de la Délégation pour les Collectivités Territoriales et la Société Civile du Ministère de l’Europe et des affaires étrangères.
Les lauréats devraient être connus le 5 juin 2025, l’étude devrait commencer d’ici à fin 2025, début 2026.
