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Projection et discussion autour de la charte du droit des patients
22 mai / 19 h 00 à 22 h 30

Jeudi 22 mai à 19h PROJECTION à CADET ROUSSEL
Place de la fontaine, à Faux la Montagne, d’extraits de films
Hospital et Near Death de Wiseman, Ordinary People de la série black mirror, I am somebody d‘Anderson, la fracture d’Orsinni…
Présentation et discussion autour de la
charte du droits des patients – des fragments de son
histoire, ses limites et ce qu’elle a permis ou
pourrait permettre de résistance.
Nous voyons les lieux de soins comme des miroirs à même les corps de l’aggravation des conséquences des politiques néolibérales. La santé c’est ce qui nous lie intimement à l’état et au système techno-industriel. Les blessures ou les fragilités qui nous renvoient à notre intimité sont ce que nous avons de plus commun et c’est pourtant là où se replie le plus facilement dans l’individualisme. C’est aujourd’hui le numérique qui transforme l’enseignement et la pratique médicale par son déploiement d’ingénierie de pointe. Et il y a fort à parier que le
coût de cette médecine exclue de plus en plus de monde.
Car il n‘y pas plus de médecine de proximité qui se développe pour palier à nos besoins les plus basiques. Plus on parle d’investissement numérique plus l’hôpital disparaît pour devenir un laboratoire fait de machines et d‘interfaces. La télémédecine qui vient ne sera pas réappropriable. Et nous aurons à retrouver ce que nous nommons santé, pratiques et nécessités, et commencer par le soin quotidien de nos proches, de nos villages et de nos quartiers. Il ne s agit pas de devenir tous et toutes des spécialistes dans le secteur de la santé. Alors comment penser ce qu’on y délègue. Inverser ce rapport de
dépendance peut aussi être le point de départ d’une révolution sociale, où ce que nous nommons public serait enfin détaché de l’état et de l‘économie qui se refait une santé sur le marché de nos dépendances et nos besoins les plus vitaux. Le refus de ce que nous vivons actuellement vient appeler à des formes d’attaques
et de résistance autant qu’à une réflexion éthique. Et quelque soit le statut que l’on se donne, on part forcément de là où nous sommes.
